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از The Zeitgeist Movement

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Le Projet Venus


Le Projet Venus et le Communisme

Comparaison Projet Venus/Communisme

Sur le forum une question a été posée : 

Dans la FAQ du site, il y a a une question je ne me rappelle plus exactement, mais en gros : le projet venus est-ce le communisme? Et il répond en disant : Non, le communisme a de la police, des classes sociales... etc.

J'aimerais de plus amples renseignements, car là , il parle du communisme de Staline en Russie, et non de l'idéologie communiste, qui, je le rappelle, élimine tout état, et toute classe, tout le monde est donc égal, il n'y a pas de chef ni de police.

J'aimerais donc, si quelqu'un a bien compris le Projet Venus dans son ensemble qu'il m'éclaire sur les différences entre L'IDÉOLOGIE communiste et celle de ce projet. Merci d'avance

La réponse la plus intéressante : 

Bonjour à tous, je pense comme ren' que les schémas de pensées de Zeitgeist sont très semblables à ceux du communisme, cependant je pense qu'appréhender l'idéologie par d'autres termes est une priorité à cause de la diabolisation du communiste qui à sévi depuis la prise stalinienne. Tu as raison ren', en effet le communisme n'a aucun rapport avec les sociétés qui se proclame l'être. La chine aujourd'hui par exemple est aussi capitaliste que les états unis et l'URSS de Staline n'avait du communisme que le nom. Pour en revenir à l'idéologie pure, le communisme selon Marx est l'inévitable issue de la lutte des classes, selon lui, le prolétariat (ceux qui ne détiennent pas le capital) font une révolution et instaurent un système politique provisoire qui en théorie est voué à disparaître pour laisser place à la communauté, ainsi les classes sociales, la propriété privée, l'argent, les religions, la compétitivité, les banques et surtout les privilèges seraient supprimés.

L'idée de ressources, et d'abondance est bien sûr incluse dans les besoin d'une société communautaire, ainsi dans cette société les Hommes prospéreraient sans désir superflus aggravés par une société de consommation, sans névrose liée aux instabilités du système, sans crise économique par la suppression pure et simple de l'économie elle-même...

Dans l'idée de base, rien n'appartient à personne et tout appartient à tous, c'est un peu paradoxal mais Zeitgeist reprend cette idée. Dans l'idéologie communiste les Hommes sont un peu comme des fourmis, ils travaillent ensemble en fonctions de leurs domaines de compétences pour la communauté et pour rien d'autre. Aucun salaire ne sera payé, aucun troc ne sera effectué cependant les caisses des magasins seraient à leurs tour supprimés. Tout serait gratuit, et l'abondance permettrait que personne ne veuille en profiter.

L'idée qui je pense et en dehors de l'idéologie communiste est la science, Zeitgeist dit que les progrès scientifiques actuels sont tels qu'ils permettent d'entrevoir un autre futur, de son temps Marx ne pouvait pas entrevoir ce genre d'avancées. Il avait cependant prédit avec une incroyable précision les crises économiques auxquelles nos pays sont confrontés aujourd'hui, il avait d'ailleurs aussi dit que le capitalisme s'effondrerait sur lui-même a cause de son propre mode de fonctionnement.

Je trouve l'idée véhiculée par Zeitgeist de se servir de la technologie comme très intéressante : en effet l'Homme a affirmé sa supériorité sur le monde animal grâce à ses outils, depuis toujours l'Homme fabrique ses propres outils et lui seul en est capable, c'est d'ailleurs grâce à cela que nous occupons quasiment toute la surface de la terre, que nous avons éliminé tout les dangers ancestraux à notre espèce comme les prédateurs par exemple. Il serait donc intéressant de développer l'outil jusqu'à ce que celui-ci remplace l'Homme au travail.

Dire aujourd'hui que l'on n'a pas envie de travailler est une honte pour la société, mais à quoi bon vivre si c'est pour passer les 3/4 de sa vie au travail, ne pas pouvoir profiter de sa famille ou de ses passions, ne pas pouvoir vivre libre et sans attache... Et oui, nous ne serions jamais fatigué si nous étions fait pour travailler, nous ne sommes pas fait pour ça.

Réponse à compléter

L'éducation

  • Propos rapportés de Aroya

Il est aujourd'hui indéniable que le comportement humain, bien qu'influé par l'hérédité et les caractères génétiques, se construit avant tout par les interactions de l'individu avec son environnement, par son expérience, son apprentissage et son éducation.

Éduquer, c'est développer une faculté ou une aptitude particulière de l'être humain, qu'elle soit physique, intellectuelle ou morale, dans l'objectif d'élever sa compréhension et son intégration au monde. Cela permet la transmission des connaissances aux générations ultérieures, et constitue un moyen de défense et de pouvoir des personnes bien éduquées ou, au contraire, d'asservissement des personnes non soumises à l'éducation. Sans celle-ci, nous ne pourrions ni vivre en société, ni développer notre savoir.

C'est pourquoi l'éducation joue un rôle majeur dans l'instauration d'un système tel qu'imaginé par le Projet Venus. Actuellement, elle est un droit garanti par les États, et doit avoir les objectifs suivants :

  • Favoriser l'épanouissement de la personnalité de l'enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités
  • Inculquer à l'enfant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et des principes consacrés dans la Charte des Nations Unies
  • Inculquer à l'enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne
  • Préparer l'enfant à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d'égalité entre les sexes et d'amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes d'origine autochtone
  • Inculquer à l'enfant le respect du milieu naturel

Ces objectifs, non atteints dans la pratique, ne sont pas en contradiction avec le Projet Venus, outre son acteur : l'État. C'est en cela que nombre de penseurs ont émis des critiques, tel que Condorcet, grand philosophe du Siècle des Lumières, dans son Premier mémoire sur l'instruction publique (1791), intitulé l'éducation publique doit se borner à l'instruction, troisième raison : Parce qu'une éducation publique deviendrait contraire à l'indépendance des opinions, où il affirme :

La vérité seule peut être la base d'une prospérité durable, et que les lumières croissant sans cesse ne 
permettent plus à l'erreur de se flatter d'un empire éternel, le but de l'éducation ne peut plus être de 
consacrer les opinions établies, mais, au contraire, de les soumettre à l'examen libre de générations 
successives, toujours de plus en plus éclairées.

John Stuart Mill, dans ses Principes d'économie politique, (1848, livre V ch XI), déclare à son tour :

Il n'est pas tolérable qu'un gouvernement ait, de jure ou de facto, un contrôle complet sur l'éducation 
des gens. Posséder ce contrôle et surtout l'exercer est le propre d'un comportement despotique. Un 
gouvernement qui puisse mouler les opinions et les sentiments des gens depuis l'enfance jusqu'à la 
jeunesse peut faire avec eux ce qu'il veut.

Cette position est corroborée par le soin des régimes tyranniques ou totalitaires à enrôler leur jeunesse (Komsomol, Hitlerjugend, ...). Elle se reflète en outre dans les tollés que provoque le pouvoir politique lorsqu'il impose par la loi un contenu à enseigner, comme on à pu le voir en France à propos de lois fixant des vérités historiques, ou aux USA à propos de lois combattant plus ou moins sournoisement le darwinisme en tant que contraire à une lecteur littérale de la Bible.

Quel enseignement serait-il le plus favorable aux individus ?

Les courants de pédagogie moderne, inspirés des pédagogies dites alternatives, telles celle de Célestin Freinet et de Maria Montessori ainsi que des théories de l'apprentissage du constructivisme de Jean Piaget et le socio-constructivisme de Lev Vygotski, tendent de plus en plus à demander aux élèves des productions concrètes plutôt que de mémoriser un certain contenu. Par exemple, on demandera aux élèves d'être capables de réaliser des problèmes mathématiques appliqués à des situations concrètes ou bien on leur demandera de réaliser des productions écrites réelles et publiables. De même, il semble plus essentiel qu'un élève soit capable de construire le concept de département et d'en identifier un à partir d'une carte ou d'un dictionnaire, plutôt qu'il connaisse par cœur tous les départements sans savoir quelles en sont les attributions, le fonctionnement, etc. Savoir consulter internet ou un dictionnaire paraît, toujours selon cette conception, plus important que de connaitre par soi-même un répertoire étendu de vocabulaire, avec son orthographe correcte.

Naturellement, dans ce type de pédagogie, où l'enfant est de plus en plus amené à rechercher les informations par lui-même, l'enseignement à proprement parler y perd sa place privilégiée et est de plus en plus considéré comme un moyen pédagogique parmi d'autres.

À la lumière des récents développements, il semble en effet que tous les sujets scolaires ne se transmettent pas uniquement à l'aide de l'enseignement.

L'histoire serait l'une des disciplines qui s'y prête le mieux, du simple fait qu'il s'agit d'une transmission d'informations d'une personne à une autre et que cela n'implique pas la maîtrise de techniques.

D'un autre côté, l'éducation physique et la musique, qui s'apprennent par la pratique, laissent peu de place à l'enseignement. Bien sûr, les connaissances théoriques enseignées viendront faciliter ces apprentissages.

Entre ces deux extrêmes, l'apprentissage d'autres disciplines telles que l'écriture, les mathématiques et les sciences par exemple, s'appuient sur un mélange d'enseignement et de pratique, l'enseignement enrichissant la pratique et la pratique soulevant des questions qui seront résolues par l'enseignement.

De manière générale, l'éducation reste optimale dans la famille et l'entourage, avec tous les enjeux de reproduction sociale que cela implique. En France, Bourdieu et Passeron ont soutenu que le système scolaire reproduit le système social grâce à une culture scolaire insuffisante et à une culture libre que les familles les plus aisées transmettent à leurs enfants pour qu'ils accèdent en haut de l'échelle sociale.

En outre, à côté de ses missions d'éducation et d'instruction, le système éducatif est contesté pour opérer, par construction, une sélection (orientation vers des métiers, ou vers de hautes carrières administratives) : l'élève reçoit une instruction gratuite, mais il payerait cette gratuité en étant transformé en un produit relativement passif du système (de production) scolaire. L'école exige de l'élève qu'il s'intègre à l'institution scolaire, à travers la maîtrise d'un certain nombre de connaissances de base dont l'ensemble n'est pas toujours formalisé. D'autre part elle ne peut transmettre qu'un corpus rationalisé et fait l'impasse sur une grande partie du fond commun culturel (le bon sens, les tabous, la communication non verbale, etc.). Enfin, malgré les progrès de la formation continue, elle ne dure qu'un temps relativement bref dans la vie d'un individu.

Pour toutes ces raisons, et dans la perspective d'une société nouvelle, il apparait indispensable d'élargir la réflexion sur l'éducation.